L'église

La description architecturale de la rubrique Eglise est inspirée des travaux de :

The architectural description of the “Eglise” section is based on the work of :

M. Christopher Henige, Associate Professor of Art History

University of Wisconsin-Whitewater

Pour plus de détails / for more details : cliquez ici / click here

 

Voir aussi pages 332 à 340 in “l'Ile de France gothique”, tome 1, M. Bideault et C. Lautier, Picard éditeur.

 

Les stalles de l'église sont étudiées en détail sur le site de l'Association les Stalles de Picardie sous la Présidence de Madame Kristine Lemé-Hebuterne.

The Church stalls are described in details on the website of the Association les Stalles de Picardie chaired by Mrs. Kristine Lemé-Hebuterne.

Architecture extérieure

L'église se compose d'un large vaisseau central de cinq travées bordé de bas-côtés étroits et se termine par une abside à sept pans. Les quatre travées orientales sont précédées par une première, à l'ouest, caractérisée par un renforcement des piliers destinés à supporter les tours qui, jadis, flanquaient la nef à la moitié de sa longueur totale mais se trouvent aujourd'hui plantées en façade. Au côté sud, communiquant avec la dernière travée orientale du bas-côté, est élevé un petit bâtiment servant de sacristie construit sous Guy de Beaudreuil au début du XVIè s.

Coupe TransversaleCoupe LongitudinalePlan de l'église

Culées côté sud Culées et arcs-boutants côté sud Arc-boutant

Les culées, situées au-dessus des murs extérieurs des bas-côtés, servent de soutiens aux arcs-boutants qui supportent le poids de la voûte supérieure.

Les tours permettent l'accès aux étages du triforium et du toit. L'escalier de 289 marches de la tour sud donne accès au toit; un passage permet de faire le tour complet de l'église; on découvre alors le splendide panorama du Plateau Picard. Cette position fut utilisée pendant la première guerre mondiale comme poste d'observation.La tour nord abrite les cloches ; les deux plus anciennes ont été fondues en 1832, sur la plus récente est gravé :

"SOUS L’AN DE GRÂCE 1956 SOUS LE PONTIFICAT DE PIE XII J’AI ÉTÉ BÉNITE PAR SON EXC. PIERRE LACOINTE EVÊQUE DE BEAUVAIS ASSISTÉ DE CHARLEMAGNE ANGOT CURÉ DE TRICOT ET ST MARTIN NOMMÉE LOUISE ANNE MARIE MADELEINE JE REMPLACE ARMANCE-AGLAÉ J’AI EU POUR PARRAINS MAURICE ET HENRI CHIVOT ET POUR MARRAINE ANNE-MARIE CARPENTIER ÉPOUSE DENEUFBOURG HENRI LEBLOND MAIRE, ET MAURICE DENEUFBOURG ADJOINT".

l'église abbatiale vue depuis le Galata   Côté ouest   Les 3 cloches de l'église abbatiale de Saint-Martin-aux-Bois

Fenêtres de l'absideFenêtres des extrémités sud des ailesFenêtres de la clairevoie

On trouve différents motifs de fenêtres dans l'église.

Dans l'abside, les fenêtres sont composées de trois lancettes extrêmement hautes, surmontées d'un trilobe.

Aux extrémités est des bas-côtés, sur les murs terminaux, les fenêtres présentent aussi trois lancettes, plus courtes, surmontées d'un trilobe.

Au niveau de la claire-voie, les fenêtres sont constituées de trois lancettes de tailles différentes, surmontées d'un quadrilobe. Les deux lancettes extérieures sont plus grandes que la lancette centrale. Le résultat s'apparente aux fenêtres en Y que l'on retrouve fréquemment en Angleterre.

Architecture intérieure

L'église recèle quelques chefs-d’œuvre de simplicité architecturale : l'abside, la voûte et le triforium séduisent par l'austérité et la finesse de leur composition. Les stalles, sculptures et peintures qui meublent l'église rappellent son histoire.

L'abside, qui s'étend à l'est du vaisseau central, est quasiment vitrée du sol au plafond.

La nef et l'abside de Saint-Martin-aux-Bois

Voute et vitraux de l'abside vus du sol

La voûte de l'église est particulièrement impressionnante par son armature à la fois fine et robuste.

L'architecture de Saint-Martin-aux-Bois est d'une extrême austérité, ce qu'on observe particulièrement au niveau du triforium. A l'étage de la claire-voie, on a retiré autant de pans de mur que possible pour faire place à des fenêtres hautes. A cet endroit, le mur est complètement plat et dépourvu de toute décoration. Au lieu d'une rangée continue d'arcades, élément typique de l'étage intermédiaire des monuments gothiques, on trouve trois simples quadrilobes. Deux d'entre eux présentent une ouverture sur l'extérieur et sont accessibles de l'intérieur du toit des bas-côtés. Le quadrilobe central est aveugle.

Triforium et claire-voie

Remerciements au Seigneur Jehan de Rouvilliers

Bien que la plupart des vitraux de l'église aient été remplacés, l'abside a conservé une portion significative de ses grisailles. Au XIXe siècle, ces grisailles furent rénovées assez fidèlement. Le seul vitrail coloré original qui nous est parvenu date du XIIIe siècle. Il représente un donateur, identifié sur une inscription comme étant Jehan de Rouvillers.

Le Père Pierre-François Carpentier devant Saint-Martin 

Ce vitrail représente Pierre-François Carpentier, curé de la paroisse de 1830 à 1879. Pierre-François Carpentier fut probablement le responsable du premier projet majeur de rénovation des grisailles de l'abside, au cours du XIXe siècle.

Les stalles de chœur furent construites lors des premières années de l'abbatiat de Guy de Baudreuil. Elles constituent l'une des plus remarquables œuvres réalisées sous le patronage de l'abbé commendataire.

Pour plus d'informations sur les stalles consulter le site de l'association “Les Stalles de Picardie” : cliquez ici

Trois stalles et deux accotoirsLe haut des Stalles

Porte d'accès à la sacristie (ancienne chapelle de Guy de Baudreuil)

Une impressionnante statue de Vierge à l'Enfant datant du XIVe siècle se trouve toujours dans une niche au-dessus du portail menant à la Chapelle de Guy de Baudreuil (aujourd'hui la sacristie de l'église). Elle a gardé une part de ses couleurs originales.

 

 

 

 

Lamentation sur le Christ mort

Ce thème de l'iconographie chrétienne,  aussi dénommé Déploration du Christ, montre le Christ mort, allongé et les personnages le pleurant, à savoir, ici, sa mère Marie de Nazareth, Marie-Madeleine et l'apôtre Jean. Cette sculpture est actuellement dans la sacristie de l'église. Elle aurait été commandée au début du XVIème s. par l'Abbé Guy de Baudreuil, abbé commendataire.

 

Lamentation sur le Christ mort